Posted in Uncategorized on 15 décembre 2011 by javimsan

Je ne sais pas comment ne pas t’aimer.

Chaque fois, je me suis retenue. Je savais que je ne devais pas. Mais je n’ai jamais su comment ne pas le faire.

Et aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi tu m’as cherchée. Et je ne comprends pas pourquoi tu m’as laissée.

Contre toute expectative. Contre toi, je t’ai aimé. Tu t’es fait une place dans ma vie sans que j’aie eu le temps de protester.  Tu as pris ma main une froide nuit de mars ou avril, je ne sais plus. Puis je ne me souviens plus de ta chaleur dans mon lit.

Tu as les postales. J’ai un vinyle. Tu as mon cœur. J’ai ton absence… et je n’arrive pas à ne pas t’aimer.

De Ushuaia a la Quiaca de Gustavo Santaolalla

la la laaa

Posted in Uncategorized on 1 avril 2010 by javimsan

Fanfares balkaniques aux oreilles, j’ai le printemps dans le cœur. La chaleur se pavane sur les chemins de ma peau avant de se cacher dans l’obscurité. La poitrine gonflée d’une joie incompréhensible, je rêve.

Intoxicated drama queen

Posted in Uncategorized on 28 février 2010 by javimsan

Épuiser les dernières gouttelettes d’énergie pour ne pas avoir à passer du temps avec moi dans mon lit. Esquiver les larmes, les pensées, la nostalgie. C’est ce que je fais depuis certain nombre de semaines et je dois avouer que je n’y arrive pas si parfaitement que je l’aurais voulu.

Cette nuit, j’ai compris ce que c’était d’avoir physiquement mal, par cause de peine. En fait, au moment même que j’écris ceci, je le sens. Ce n’est pas un mal comme les autres, mais je ne me sens pas capable de l’expliquer. C’est comme si toute la région de l’œsophage/poumons/cœur se serrent, la respiration s’accélère et je ne comprends pas ce qui se passe.

La fatigue fait que ma vision s’embrouille et je me concentre sur cette sensation en essayant de retenir mes larmes. « Est-ce ceci qu’on veut dire quand on dit qu’on a mal? » Peu importe, c’est une première pour moi et je l’admets, ici, devant vos yeux : J’ai mal.

J’allais demander pardon. J’allais avouer mes torts. Expliquer mes réactions. Humblement, demander pardon sans  rien de plus. Mais on ne me donne pas de chance… I guess I deserve it.

Over par A Perfect Circle

Libre, un point c’est tout.

Posted in Uncategorized on 5 novembre 2009 by javimsan

C’est drôle, parce que ça fait des mois que je ne touche plus à ce blog et que la première chose que j’ai fait quand j’ai voulu écrire ce fut de noter la chanson qui jouait. Je m’étais parti cette « tradition » de noter la chanson qui jouait pendant que j’écrivais à la fin de chaque post. (Si vous voulez l’entendre, cliquez sur le titre au bas de ce post) Et bon, je me suis mise à l’écouter plus attentivement et ça dit  » je ne souffre pas si je suis libre » et ça répète « sans attaches, femme. »

Vous ne comprennez pas ce qui est drôle? En fait, c’est que j’allais écrire sur comment après plusieurs mois de vouloir être seule, de ne plus le vouloir et de le revouloir encore, j’ai enfin trouvé ma réponse. On dirait que je n’ai pas vraiment avancé depuis le début de l’été et on est déjà rendus en hiver!

En fait, j’avais depuis le printemps ce qu’en espagnol on appelle un « mal d’amours. » J’avais à mes cotés l’homme le plus dévoué, le plus parfait, fait sur mesure pour moi, mais tout ça c’était superficiel. Mon homme parfait sur les points les plus importants pour moi était ailleurs. Je restais donc dans une relation qui me faisait fuir, j’allais au cinéma seule, prendre des cafés et lire le journal et autres activités solitaires pour ne pas devoir rentrer à la maison et devoir passer du temps avec cet homme qui m’aimait tant.

Un jour je lui ai tout dit, exactement dans ces mots « je te fuis ». Je n’en pouvais plus de sa constante présence dans ma vie et il méritait de le savoir. J’ai fui en Europe, mais je crois que ce n’était pas la meilleure des idées. La distance qui me séparait de cet homme ainsi que mon incapacité à me laisser tomber dans les bras d’un autre ont été des facteurs mensongers qui m’ont mené à croire que je l’aimais encore et que je voulais passer ma vie avec lui. I was wrong! Aussitôt revenue, je me suis rendue compte de mon erreur, mais la peur de sentir à nouveau ce vide m’a empêché de le quitter à nouveau.

Je me rends maintenant compte que la distance et le temps qui nous sépare en ce moment me fait du bien. J’ai ma vie telle que je la veux et il ne peux l’interrompre. Je ne suis plus attachée à ses actions et ses pensées. Je suis libre et je ne souffre pas.

Je remercie cet homme d’avoir fait partie de ma vie pendant ces années. Je suis désolée que ça se termine avec un néant si grand, mais c’est seulement comme ça qu’on arrivera à se séparer pour vrai. La passion nous avait enveloppés et maintenant que ce n’est plus assez pour nous garder ensemble, on peut enfin respirer. Je peux maintenant retourner à ma vie à moi.

Sin ataduras, mujer! Y no sufro si soy libre!

Bellas de Canteca de Macao

Tar et la quête du chemin perdu

Posted in Uncategorized on 8 juillet 2009 by javimsan

What supposedly noble or important situation is actually pretty trivial or clichéd? It’s time for you to tell the truth about the hype.

J’ai passé quelques heures en compagnie de mon ami Adrián, un cubain dans la trentaine que j’ai connu au St-Sulpice il y a 2 ans. Il me disait que j’ai l’air bien, de savoir où je m’en vais et je sais pas quoi. C’est cool si c’est vrai que j’ai l’air comme ça… la vérité, il l’a su après, ne peut être plus différente. Je suis dans un moment de ma vie où, plus que d’habitude, je ne sais plus par quel chemin passer. En fait, je ne sais ni par quel chemin ni où je m’en vais. Tous doivent finalement mener à Rome, mais je ne suis pas certaine de vouloir y aller, moi. Tar me semble quelque peu plus attrayante.

Ici, vous allez avoir besoin de ma traduction d’un scène de Fando y Lis (1967) de Jodorowski:

Il était une fois, il y a très longtemps, une merveilleuse cité appelée Tar.
À cette époque, toutes les cités étaient intactes, on ne voyait pas de ruines, parce que la guerre finale n’avait pas encore éclaté.
Lors de la grande catastrophe, toutes les cités ont disparu. Sauf TAR. Tar existe encore, si tu sais la chercher, tu la trouveras.

Et quand tu arrives à Tar, les gens t’apporteront du vin et du soda, et pourras jouer avec une boîte de musique avec une manivelle.
Quand tu arrives à Tar, t’aideras dans la vendange et tu ramasseras le scorpion qui se cache sous la roche blanche.
Quand tu arrives à Tar, tu connaîtras l’éternité et tu verras l’oiseau qui boit chaque année une goutte de l’océan.
Quand tu arrives à Tar, tu comprendras la vie, tu sera chat et phœnix, cygne et éléphant, enfant et vieillard, et tu seras seul et accompagné, tu aimeras et seras aimé, et tu seras ici et là, et tu possèderas le cachet des cachets.

Et au fur et à mesure que tu tombes dans l’avenir, tu sentiras que l’extase te possède… pour ne plus jamais te laisser.

Mais comment est-ce qu’on s’y rend?

La question du début, c’est mon horoscope. Le mec qui écrit cet horoscope qu’il appelle de « Free Will » est un malade. On dirait qu’il sait exactement quoi me dire pour me fourrer encore plus dans mes questionnements. Il est arrivé une ou deux fois seulement que je n’aie pas compris ce qu’il voulait me dire… oui, je dis ME parce que c’est bien à moi qu’il parle parce que « tout ce qui se passe réellement c’est ce qui m’arrive à moi » (Borges).

Bon, la question vitale en ce moment est l’eternelle « qu’est-ce que je veux faire de ma vie? » Adrián me parle avec sa sagesse de « vieux ». Sa jeunesse, il l’a vécu et il veut aider. Je veux commettre mes erreurs toute seule. Je ne sais pas pourquoi je m’entête à vouloir tout faire, tout vivre, tout sentir. Mais c’est quoi TOUT? Pour le moment c’est la socio… vais-je toffer? On verra!

Le blog, avait été créé initialement pour de la niaiserie incompréhensible, mais là j’ai vraiment besoin de me comprendre… Si tu peux aider tant mieux!

Desert Search for Techno Allah by Mr. Bungle on Disco Volante

La fuite

Posted in Uncategorized on 4 juillet 2009 by javimsan

Seule. Avec toi. Effroi.
Fuir. Toujours te fuir.
Patience. Tu m’attends. Je viendrai.

Couper mes jambes. Dévier le chemin. Ne jamais te voir. Le retour, jamais.

Peur. Tellement, tellement peur.

N’approches pas.

Contrôle. Je n’arrive pas. Je te nourris, te sacrifie, te fuis.

Tremble. Soupire. Enfin, la larme… non!

Fuir…. fuir….. f….uir….. fu…………..ir…. FUIS!

La grève des amours (ma haine)

Posted in Uncategorized on 28 juin 2009 by javimsan

Je n’aimerai plus.
Je cultiverai ma haine.
Je ne serai plus généreuse en oubli.
Je ne te pardonnerai pas,
ne demanderai pas pardon.
Je te donnerai, éternelle, ma haine.

Je n’essayerai plus de te comprendre.
Je maudirai tes pas.
Je ne croirai plus tes promesses.
Ni les explications que tu ne prononceras pas.
Je provoquerai pleurs et douleur.
Que ta conscience brûle comme le soleil.
Que cet adieu te coupe comme un couteau.
C’est toi l’assassin.

Tu m’oublieras certes,
mais ma haine, même si éphémère, tu l’emporteras avec toi toujours.

Instrucciones para salvar el odio eternamente by Ismael Serrano on La memoria de los peces